Narcotrafiquants en Afrique de l’Ouest

 

L’Office des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime (ONUCDC) - Dakar.

 

 

A la demande des autorités guinéennes, du Coordinateur Résident des Nations Unies, l'ONUCDC et Interpol, en étroite collaboration avec le représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest, ont effectué une importante mission pour enquêter sur la grande quantité de produits chimiques saisies par les forces de l’ordre guinéennes le 15 juillet 2009 dans plusieurs lieux à Conakry.

 

Après analyse, les experts ont confirmé que la quantité et la nature des produits chimiques trouvés dans les différents lieux dépassait largement la demande légitime en Guinée, et  que certains de ces produits sont utilisés dans le processus de fabrication de drogues comme l‘Ecstasy (MDMA), mais aussi des solvants couramment utilisés dans la confection de cocaïnes et d’héroïnes. Mais les autorités ont surtout trouvé des récipients de réaction à haute pression et des huiles de sassafras, utilisés dans la fabrication des l’ecstasy, dans au moins deux des endroits.

 

Le Gouvernement guinéen, l’ONU et Interpol sont très préoccupés par le fait que cette production clandestine de médicaments réglementés soit répandue sur le territoire guinéen. C’est la première fois que l’ONU a apporté des preuves quand à la présence de laboratoires clandestins de narcotrafiquants dans la région ouest-africaine.

 

Un des sites visités par la mission ONUCDC-Interpol abritait un laboratoire de production contrefaçon d’antibiotiques.

 

Alors que le Gouvernement guinéen avait initialement demandé des inspections de deux sites,  au total six sites ont été examinés par les experts. La proximité de certains de ces sites avec les populations locales pose des problèmes de santé publique. Plusieurs personnes ont déjà été arrêtées par les autorités Guinéennes.

 

L’ONU, Interpol et la communauté internationale travaillent avec le Gouvernement guinéen pour réfléchir à l’élimination de ces substances dangereuses. La mission ONUCDC-Interpol a aussi recommandé qu’en attendant le processus de destruction des substances dangereuses,  le Gouvernement doit veiller à ce que les sites soient sécurisés, enfin d’éviter tout contact avec les populations locales.

 

 

Traduit par Ibrahima D & SamBras