Algérie : 2 ans après, le bilan

L’Algérie comptabilise 300 000 toxicomanes et un million de consommateurs occasionnels de drogue, l’utilisation des drogues touche tout les milieux de la société algérienne.

C’est dans ce contexte que l’Algérie a adopté il y a 2 ans un plan quinquennal de lutte contre la drogue, notamment par l’adoption de lois sévères qui répriment les consommateurs de drogues. Si le gouvernement se targue d’obtenir des résultats en matière répressive,  la justice algérienne traite en moyenne 15000 affaires chaque année ; il n’en est rien en matière de prise en charge des utilisateurs.

En effet les personnels de la santé  regrettent que la politique algérienne soit axée principalement sur la répression et ceci au détriment de la prise en charge des utilisateurs de drogues. Ils souhaitent que cette dernière passe par une politique sanitaire et sociale, et de recourir en dernier ressort au dispositif pénal.

Le FOREM (Fondation nationale pour la promotion de la santé) ajoute  par le biais de son président, Monsieur Khiati « qu’il faut considérer le toxicomane comme une victime et non comme un criminel », et dénonce l’inadaptation  de la prise en charge,  qui est essentiellement orientée vers la médicalisation,  et l’hospitalisation,   puisque la majorité des utilisateurs de drogues consomme du cannabis,  ce qui pour son président ne requiert pas nécessairement une hospitalisation.

Il  recommande pour réduire les risques, la modification de la législation en cours,   l’organisation de campagnes d’information et de  sensibilisation surtout auprès de la jeunesse algérienne, la mise en place de centre d’accueil pour les jeunes, et l’information et la formation des bénévoles qui souhaitent être actif dans le domaine de la toxicomanie.