Drogue : les conséquences insoupçonnées du conflit syrien

Traduction d'un article de Paul Bramhall

Là où il y a le chaos, on peut-être sur d’y trouver de la drogue  et en ce moment il n’y a rien de plus chaotique  que la Syrie. Les opposants du Président Al-Assad  espéraient une révolution éclaire, mais ils font face plutôt à une guerre civile qui s’enlise, dévastatrice et qui ne semble pas avoir de fin. Depuis  avril 2011, personne ne contrôle le pays. Il parait logique que les trafiquants de drogue utilisent cette instabilité à leur avantage : ainsi, il n’est pas surprenant que la police de Dubaï enregistre de manière grandissante des individus qui tente de transporter illégalement des drogues en Syrie. Ces drogues semblent traverser ensuite la Turquie et enfin l’Europe. Le gouvernement de Bachar Al-Assad  a récemment annoncé que les trafiquants seront plus durement punis , et y compris par des exécutions.  Il semble difficile que cette mesure fasse effet.     

A cause du caractère illégal des drogues, les trafiquants de drogue semblent se délecter de l’anarchie qui règne en Syrie. En Amérique Latine et en Afrique, les trafiquants font de leur mieux pour provoquer de telles situations, mais en Syrie ce n’est pas la peine. Et ce serait leur intérêt que la guerre en Syrie se prolonge. Les supporters de Bachar Al-Assad ont accusé l’armée syrienne libre d’être subventionnée par des trafiquants de drogue  et inversement l’armée syrienne libre a accusé l’armée de Bachar Al-Assad de prendre de la drogue pour faire le plein d’énergie. Viktor Ivanov, le chef de l’Agence Fédérale Russe d’Usage des Stupéfiants a même dit que prêt de 20 000 mercenaires  se battaient en Syrie, payés par le biais de l’héroïne afghane. Quoi qu’il en soit, aucune de ces affirmations ne sont basées sur des preuves solides.  

Le trafic de drogue est une chose, mais il est très probable que les trafiquants aient trouvé un marché en Syrie même. En 2009, le bureau anti-drogue d’Aleppo a estimé le taux de dépendants à 3 pour 10 000, soit environ 6750 individus au total. Cependant, le ministère de l’Intérieur syrien à déclare que le nombre a diminué avec 4611 individus en 2011, ce qui peut signifier que la Syrie a l’un des taux les plus bas de dépendance aux drogues du monde. Bien sûr, il est difficile d’obtenir un chiffre précis précis des personnes dépendantes aux drogues surtout pendant une guerre civile.

Mais nous avons de bonnes raisons de penser que ce chiffre est plus important car à l’échelle mondiale et pour des raisons diverses, de nombreuses personnes utilisent la drogue comme une échappatoire et c’est particulièrement vrai concernant les personnes qui ont commis des expériences terribles ou bien les ont commises. Cependant, l’aveuglement que cause la guerre nous empêche d’y voir clair. ONG et gouvernements sont submergés par la crise humanitaire dans les camps de refugies et n’ont pas les ressources nécessaires pour enquêter sur l’usage des drogues parmi les millions d’individus qui ont quitté leur pays natal.

Si vous êtes dans un des pays affectés par le conflit syrien ou bien en Syrie même, n’hésitez pas à nous contacter via Facebook ou Twitter et dites-nous ce que vous avez vu ou entendu au sujet du rôle que jouent les drogues concernant les personnes déracinées par la guerre.