Drogues et sécurité en Afrique occidentale, une tragédie inévitable ?

Le trafic de drogues (principalement de cocaïne venue d'Amérique du Sud transitant  vers les marchés lucratifs européens) est en constante augmentation en Afrique occidentale, contrôlé par des groupes du crime organisé avec la capacité à s'engager dans la corruption généralisée des fonctionnaires, et capable de fournir un soutien financier aux groupes rebelles.

En parallèle, la consommation intérieure de drogues comme la cocaïne et le cannabis semble  avoir augmenté. Seul bilan positif, il y a peu de signes de violences liés au marché de la drogue à l’instar de l’Amérique centrale pour exemple. L’explication probable est  la disponibilité moins répandue des armes légères (mais une situation pouvant changer depuis la chute du régime de Kadhafi en Libye) ou, pour certains, ceci en raison de l'efficacité et la nette domination des groupes trafiquants.

Les forces de l’ordre dans cette région, même avec une aide internationale, ont peu de chance de parvenir à l’anéantissement total du trafic.  

De plus en plus d'analystes et d'experts spécialisés dans le contrôle des drogues dans la région commencent à penser des approches simples et novatrices quant à la gestion des marchés de la drogue afin de minimiser la violence et la corruption. Ils recherchent un traitement efficace et des stratégies de santé publique pour protéger leurs propres citoyens. Il serait important que ces débats concernant la politique des drogues puissent être plus considérés en Afrique, au travers des initiatives telles que celle de la Fondation Kofi Annan, et que les experts de la région puissent tirer profit d’autres expériences passées dans certaines parties du monde avec des défis semblables.