Le Gouverneur du Colorado met en garde d'autres États concernant la légalisation du cannabis.

Le gouverneur du Colorado John Hickenlooper a déclaré à un groupe de journalistes à la réunion de l'Association nationale des gouverneurs la semaine dernière à Washington, DC, qu'il avait été approché par une demi-douzaine d'autres gouverneurs sur la légalisation du cannabis.

Le journaliste politique Dan Balz du Washington Post rapporte que Hickenlooper, dont l'administration a annoncé la semaine dernière qu’elle s'attend à une manne de taxes et de profits financiers provenant du cannabis dans l'année à venir, a mis en garde ses collègues gouverneurs de ne s’intéresser au cannabis que comme une source de revenus.

Article de Noelle Crombie publié le 24/02/2014 par Oregonlive.com

Arguant que la guerre contre la drogue a été un échec majeur, « une catastrophe », a déclaré Hickenlooper à propos de la légalisation du cannabis, « Cela va être l'une des grandes expériences sociales du 21e siècle. Mais sortir de ce système pour obtenir des recettes fiscales est assurément la mauvaise raison pour penser à légaliser le cannabis récréatif. »

Le cannabis, dit-il, « ne rend pas les gens plus intelligents, ne rend pas les gens plus sains », et fait prendre des risques aux jeunes particulièrement. Il a déclaré que l'état utiliserait les 40 premiers millions de dollars de recettes provenant de la vente de la drogue pour la construction d'écoles, mais que l'argent sera utilisé par la suite pour étudier les effets et protéger les jeunes qui peuvent être lésés par la consommation de cannabis.

« Nous n’allons pas utiliser cela comme une source de revenus pour aider à l'éducation ou le développement des soins de santé », a-t-il déclaré. « Nous allons l'utiliser pour les soins de santé liés aux problématiques du cannabis... Je ne pense pas que les gouverneurs devraient être en position de promouvoir des choses qui ne sont intrinsèquement pas bonne pour les gens. »

Un dispensaire de cannabis thérapeutique californien est dans une épreuve de force avec l'IRS (NDT Fisc américain) concernant une pénalité fiscale conçue pour cibler les trafiquants de drogue. Un dispensaire de Sacramento, Canna Care, conteste 873 167 $ d’impôts, rapporte Peter Hecht du Sacramento Bee.

Le 24 février, le tribunal fiscal des États-Unis à San Francisco doit entendre la contestation de Canna Care pour savoir si l'IRS peut imposer la demande de lourdes taxes en vertu d'une loi de 1982 destinée à combler une lacune qui avait permis à un revendeur de cocaïne et de méthamphétamine de Minneapolis d'obtenir des déductions fiscales pour une échelle, son loyer et ses frais de téléphone.

Dans le cas de Canna Care, l'IRS a refusé d'accepter 2,6 millions de dollars de déductions de frais professionnels pour les salaires des employés, le loyer et d’autres coûts après la vérification des déclarations de revenus fédérales de 2006, 2007 et 2008 du dispensaire du nord de Sacramento. Cependant, l'IRS permet au dispensaire, qui gère environ 2 millions de dollars en transactions de cannabis thérapeutique à l’année, de déduire les coûts du cannabis.

L'IRS a utilisé le code des impôts de l'ère Reagan, connu sous le nom de 280E, pour demander des sanctions fiscales contre de nombreux dispensaires en Californie avec l'argument que leurs dépenses d'entreprise constituent un appui aux opérations de trafic de drogue.

Et en fin de semaine dernière, l'Epilepsy Foundation a approuvé le cannabis thérapeutique comme une option de traitement. Le Seattle Post-Intelligencer rapporte que les dirigeants de la fondation ont qualifié ce choix d'utiliser le cannabis thérapeutique « une décision très importante, difficile et personnelle qui doit être prise par un patient, sa famille et travaillée avec l’équipe médicale. »

« L'Epilepsy Foundation soutient le droit des patients vivant avec des crises et leurs familles à accéder à des soins encadrés par un médecin, y compris le cannabis thérapeutique », a indiqué le groupe. « Rien ne devrait faire obstacle à des patients d'accéder à un traitement potentiellement salvateur si un patient et leur professionnel de la santé estiment que les avantages potentiels du cannabis thérapeutique pour l'épilepsie incontrôlée prévalent sur les risques. »