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La Suisse se dotera d'une nouvelle installation d'injection supervisée en 2017

Les législateurs en Lausanne espère ouvrir le premier centre d'injection supervisée (SIF) de la ville suisse en 2017. Le centre offrira aux gens un espace pour s'auto-administrer des médicaments intraveineux pré-obtenus sous surveillance médicale.

Les SIF sont des espaces sûrs qui fournissent du matériel d'injection stérile, des informations sur la réduction des méfaits des drogues, des références de traitement et un accès direct au personnel médical. Depuis l'ouverture de la le premier SIF au monde, à Berne en 1986, plus de 80 autres ont vu le jour. Il a été prouvé qu'ils réduisent la transmission du VIH et de l'hépatite C chez les personnes qui utilisent des drogues intraveineuses, diminuent les injections publiques et les seringues jetées, préviennent les décès par surdose et augmentent le nombre de personnes qui entreprennent un traitement pour toxicomanie.

Oscar Tosato, conseiller municipal du Parti socialiste – parti politique dominant dans le canton de Vaud, où se situe Lausanne – dit le journal suisse 24heueres que le SIF sera spécifiquement destiné à aider les plus démunis. On estime à 500 le nombre d'usagers de drogues injectables à Lausanne, mais le SIF ne pourrait accueillir que huit personnes à la fois.

Le projet pilote lausannois a mis quatre ans à se préparer et sera dirigé par le Fiducie Accueil à Bas Seuil (ABS). L'installation bénéficiera des connaissances et de l'expérience acquises au 12 autres établissements dans toute la Suisse, qui ont tous ouvert au cours des 30 dernières années.

Des 26 cantons de Suisse, Vaud est le seul dans lequel la population a voté contre l'ouverture d'un SIF local lors d'un référendum de 2007. Compte tenu de la longue histoire des FIS en Suisse, pourquoi Lausanne a-t-elle mis si longtemps à rattraper son retard ?

Selon Tosato, la rhétorique autour de la question a changé car l'Agence de santé publique du pays perçoit désormais les SIF comme une mesure principale pour réduire le risque lié à l'abus de drogues. De plus, des cas de consommation publique de drogues ont increased; parmi les estimé 4,000'XNUMX personnes qui s'injectent de l'héroïne en Vaud, un quart le font publiquement. Martine Monnat, un médecin vaudois, a dénoncé les "conditions inacceptables" actuelles dans le canton de Vaud qui exposent les consommateurs de drogues à de graves dangers pour la santé et l'hygiène.

Cette rhétorique des fonctionnaires correspond à l'acceptation de telles mesures par le peuple suisse. En novembre 2008, un référendum national a voté en faveur de la «politique des quatre piliers» : maintien de l'ordre, prévention de la consommation de drogues, traitement de la consommation de drogues et réduction des méfaits. La mise en œuvre officielle de cette politique axée sur la santé a été pratiquée dans de nombreuses villes suisses pour contrer les problèmes liés à l'usage problématique de drogues.

Le SIF de Lausanne a deux objectifs : réduire les risques pour la santé et réduire la consommation de drogue. Le SIF réduirait les risques pour la santé en offrant un espace sûr et hygiénique où les personnes peuvent s'injecter des drogues et réduirait la consommation de drogues en améliorant l'accès aux soins de santé. Jacques Besson, addictologue et médecin au service de psychiatrie communautaire du CHUV, a accueilli le plan – mettant l'accent sur la façon dont les personnes qui consomment des drogues de manière problématique auront un meilleur accès aux services de santé.

Bien que l'ouverture du SIF de Lausanne soit soutenue par le Parti socialiste, elle se heurte hostilité du Parti populaire suisse – le parti le plus puissant du pays. Pendant ce temps, le Parti libéral-démocrate de Suisse, le deuxième plus grand parti de Vaud, a exprimé ouverture prudente au projet. On ne sait toujours pas à quel point le premier SIF vaudois devra faire face, mais un débat houleux est à prévoir.

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